Contenu de l'événement

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Du 9 au 30 avril à la Médiathèque François-Rabelais, en section Discothèque.
Rencontre avec l'artiste Malco, samedi 9 avril de 14h à 16h en section discothèque.

Consulter le compte Instagram de Malco : @lafabrikamorgan

L’interview-présentation de MALCO par MORGAN

  • * Bonjour MALCO, peux-tu te présenter et décrire ton parcours ?

Je m’appelle Morgan, je suis artiste autodidacte et je réalise des pyrogravures. Je suis né en 1973 à Colombes, mais ma ville de toujours est Gennevilliers. Ma famille et moi y habitons depuis 4
générations. J’y ai grandi et j’y vit toujours avec la plus jeune de mes deux filles. Après ma scolarité, baccalauréat en poche, j’ai travaillé dans le domaine commercial. Cet univers
ne me correspondait pas du tout, et j’ai donc décidé de m’orienter dans la branche professionnelle répondant à ma passion de l’époque : le sport. Après avoir passé un Brevet d’Etat, j’ai d’abord
exercé mon métier d’éducateur sportif en milieu scolaire et au sein d’associations et collectivités, puis j’ai été embauché au club multisports de la ville de Gennevilliers. J’y ai travaillé à plein temps
pendant 20 ans et occupé durant 15 ans la fonction de Directeur. En 2018, j’ai eu envie de me consacrer à une autre passion qui est le travail du bois ; j’ai donc suivi une formation de Menuisier et obtenu mon C.A.P. Aujourd’hui je suis en reconversion professionnelle et je continu de me former dans différents domaines afin de me mettre à mon compte dans le secteur du B.T.P.

  • * Comment en es-tu venu à faire de la pyrogravure ?

Enfant, je dessinais beaucoup, je reproduisais des personnages de bandes dessinées (Astérix & Obélix, Lucky Luke, Gaston Lagaffe, les personnages de Frank Margerin, ...). J’ai délaissé cette
occupation pendant longtemps, puis il y a une quinzaine d’années, je me suis remis à dessiner. D’abord au crayon sur des carnets de croquis, puis rapidement j’ai eu envie d’essayer d’autres
techniques et matériaux (feutres, peinture, bombes...) et j’ai commencé à faire des toiles, notamment des pochoirs. Un jour on m’a donné un vieil appareil de pyrogravure et comme à mon
habitude, ma curiosité m’a poussé à essayer ce nouvel outil. Il faut l’avouer, je n’ai pas été très convaincu par mes premières réalisations. J’ai donc rangé l’appareil au fond d’un carton.
Lors du 1er confinement, comme beaucoup de personnes j’ai fait du tri dans mon appartement, et je suis retombé sur le pyrograveur. J’ai fait un autre essai en ajoutant une couleur de fond au
dessin que j’avais pris le temps de mieux peaufiner. Le résultat m’a tout de suite plu et les retours de mon entourage ont été encourageants (1). Depuis, je n’ai pas arrêté d’en faire en cherchant
sans cesse à apporter des améliorations et des nouveautés à chacune de mes réalisations.

  • * Comment décrirais-tu ton univers artistique et quelles sont tes sources d’inspirations ?

Je fais parti de la génération qui a eu la chance de grandir avec la métamorphose culturelle du début des années 80, notamment avec l’apparition des chaines de télévisions privés, la diffusion
des clips-vidéo et surtout l’explosion des radios libres. La musique fait donc parti intégrante de ma vie depuis cette époque. Une journée sans musique est pour moi une triste journée. J’écoute
un peu de tout, mais j’ai toujours eu une attirance pour ce qu’on appelle communément la « Black Music » (Jazz, Blues, Soul, Funk, Reggae, R’n’B, Rap, ...). Mais c’est surtout dans le mouvement
HIP HOP avec lequel j’ai grandi, que je trouve ma principale source d’inspiration. Mon entourage est composé depuis toujours de nombreux artistes évoluant dans ce milieu, notamment dans
l’univers du graph et de la musique. Mes pyrogravures sont des créations réalisées à partir de portraits d’artistes, de pochettes d’albums ou de photos glanées ici-et-là.

  • * Quelles satisfactions te procurent ce mode d’expression artistique ?

La pyrogravure me permet de conjuguer mes différentes passions. Tout d’abord le travail du bois lorsque je fabrique les cadres, lorsque que je réalise la découpe des pyrogravures et au moment
de l’assemblage. Cela me permet de mettre en pratique mes techniques de menuisier. Ensuite, cela me permet de continuer à dessiner. Dans un premier temps de façon « classique »
lorsque je réalise l’esquisse de départ, puis de manière plus atypique lorsque je passe à l’étape pyrogravure à l’aide du stylo de chauffe.
L’autre satisfaction réside aussi dans le large éventail de techniques et d’outils que j’utilise pour la réalisation des fonds et pour coloriser les pyrogravures. Bombes, feutres, teintes pour bois,
peinture gouache, pinceaux, brosses, rouleaux, papier, outils d’ébénistes, ... je ne m’interdit rien à partir du moment ou l’effet rendu me plaît. Enfin, ce mode d’expression artistique est ma façon de rendre hommage à la musique et de remercier les nombreux artistes qui m’accompagnent depuis longtemps dans la vie de tous les jours.

  • * Quel serait pour toi « le mot de la fin » pour cet interview-présentation ?

Si mes créations suscitent curiosité, interrogations et bien-être alors je serais un artiste heureux.

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